mercredi 7 février 2018

Les Amish de Pennsylvanie .Peut-on vivre au 21è siècle comme au 18è ?

conférence du mardi 20 mars

présentée par Jacques Forget








un buggy



Présentation de la conférence:

Les Amish sont une communauté religieuse anabaptiste fondée en 1693 en Alsace par Jacob Amman qui lui a donné son nom. 
Elle est aujourd’hui présente surtout en Amérique du Nord et a pour caractéristique de vivre à l’écart de la société moderne selon son principe de base « Tu ne te conformeras point à ce monde qui t’entoure ».
En 1712, un édit de Louis XIV expulse les anabaptistes d’Alsace. Beaucoup émigrent alors vers les Pays Bas puis, de là, vers l’Amérique du Nord, plus précisément en Pennsylvanie.
A partir de ce moment, les communautés vont se fixer des règles de vie ascétiques fixées par leurs responsables (habillement, coutumes, refus des évolutions techniques, activité professionnelle essentiellement axée sur l’agriculture…).
Aujourd’hui leur moyen de locomotion est un « buggy » tiré par un cheval et les labours se font à l’attelage sans tracteur.
La plupart des enfants ne vont à l’école que jusqu’à 14 ans. En moyenne, on compte 5 enfants par famille.
Les Amish n’ont pas de sécurité sociale et ne cotisent pas pour une retraite.
Ils sont non-violents, favorables à l’entraide à l’intérieur de leur communauté et opposés à toute subvention ou aide provenant de l’Etat.
En 2015, leur population est estimée à 300 000 membres répartis dans 31 états des Etats-Unis*  et 2 provinces canadiennes.
Régulièrement, des sociologues s’intéressent à la manière de vivre de ces communautés à l’écart de toute évolution moderne, sans voiture, sans électricité, sans réseaux sociaux…

* (une majorité en Pennsylvanie, dans l’Ohio et dans l’Indiana)

Le conférencier:
Professeur d'anglais à l'IUT de Saint-Nazaire, Jacques Forget a déjà animé de nombreuses conférences à l'IUA.
Hollywood: cent ans de cinéma en 2014
New-York  histoire d'une ville debout en 2015
Winston Churchill   : un géant de l'histoire britannique en 2016 .
Il est responsable de la commission escapades -voyages de l'UIA

           



Les écrivains de la Grande Guerre

Conférence du mardi 13 mars

présentée par Olivier Macaux








Présentation de la conférence :


La guerre de 14-18 a représenté l’avènement de la guerre moderne au sein de la civilisation européenne et, c’est, en partie, grâce à la littérature que l’irruption d’une barbarie méthodique et industrialisée a pu être décrite et analysée. Nous évoquerons les témoignages des écrivains combattants qui jugèrent souvent, à ses débuts, le conflit légitime et qui, très rapidement, déchantèrent face à la réalité meurtrière et implacable des combats.
Ces auteurs français (Maurice Genevoix, Henri Barbusse, Roland Dorgelès…), dont les œuvres demeurent essentielles, ont décrit l’enlisement et, pour certains d’entre eux, l’absurdité de la guerre. 
Ce n’est pourtant qu’à partir des années trente que la critique de la guerre s’affirme avec virulence dans les œuvres de Louis-Ferdinand Céline, Gabriel Chevallier ou Jean Giono, la prise de conscience ayant eu le temps de dépasser les impératifs patriotiques et les effets de la censure.
Nous aborderons aussi les écrivains allemands, avec notamment Ernst Jünger (Orages d’acier s’avérant un récit de guerre d’une grande maîtrise) et Erich Maria Remarque dont la vision pacifiste demeure une exception dans la littérature d’outre-Rhin.
Nous achèverons ce tour d’horizon avec des écrivains américains (Ernest Hemingway, John Dos Passos) ou italiens (Emilio Lussu) qui attestent du même saisissement et du même effroi devant l’apocalypse de la première guerre mondiale.

Le conférencier:
Olivier Macaux  est Docteur es Lettres , il intervient régulièrement à l'UIA , depuis 2005 .
Sa dernière conférence en 2017 : De Gogol à Pouchkine: les débuts de la littérature Russe.

jeudi 18 janvier 2018

Berlin et ses mutations de 1945 à nos jours

conférence du mardi 20 février
présentée par Philippe Magère



Présentation de la conférence et du conférencier :

Philippe Magère a mené deux carrières successives : l'une dans l'enseignement, notamment à Paris à l'Ecole de Guerre et plus tard comme Inspecteur d'Académie et la seconde   dans la Diplomatie au Ministère des Affaires Etrangères sur des postes de Conseiller Culturel d'Ambassade et de Directeur d'Institut français ( en Allemagne, en Suisse et au  Luxembourg). 

   Agrégé d’allemand, il s'est beaucoup intéressé à Berlin où il a passé 10 ans ( en particulier comme Directeur de l'Institut français ). 
Passionné par cette ville très singulière, il va évoquer pour nous son passé, son présent et son devenir en insistant sur les périodes particulièrement intenses : la partition de la capitale après 1945, la construction du Mur,    les relations avec la RFA et la RDA, la chute du Mur et la réunification de l'Allemagne et de Berlin.



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Le rôle de l'Etat dans une société en crise

Conférence du mardi  13 février
par Guy Gauthier





Présentation de la conférence:
La crise est aujourd’hui partout et ébranle la confiance des citoyens qui, lassés des querelles partisanes ou stériles, ont le sentiment que les autorités publiques comme les élites intellectuelles ont totalement failli. Curieusement, cette situation rappelle la morosité des Français à la veille de la Révolution.
Le but de cette conférence est de redéfinir d’abord ce qu’est l’Etat et de rappeler son rôle fondamental au service du peuple et de la nation. De la même façon, la crise sera décrite sous toutes ses formes (extérieure ou intérieure, événementielle ou existentielle, morale ou politique).
A partir de là, une explication historique sera donnée sur la cause des différents types de crise que nous rencontrons et sur les moyens que peut avoir l’Etat de les résoudre. L’Etat sera désarmé si, ouvert à tous les vents extérieurs, lui-même ne croit plus au destin du peuple et de la nation qu’il a le devoir de protéger. Dès lors, sans céder à la facilité des incantations sur les « principes républicains », il doit muscler son corpus idéologique en s’appuyant sur nos valeurs fondamentales qui reposent sur trois piliers : romanité, chrétienté, philosophie des Lumières.

Le conférencier: 

Conférence de Guy GAUTHIER, ancien Procureur de la République, ancien Président de Cour d’Assises, ancien Sous-Préfet, historien, conférencier et Chargé d’Enseignement en Sciences-Politiques (Masters I et II) à l’ICES (Institut Catholique d’Etudes Supérieures).






Nebraska , un film de Alexander Paye


Rencontres avec le cinéma indépendant américain
Mardi 6 février 2018

Le film:           
                                                              

L'histoire :
Un vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot dans un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain.
Sa famille, inquiète de ce qu’elle perçoit comme un début de sénilité, envisage de le placer en maison de retraite, mais un de ses deux fils se décide à l’emmener en voiture pour récupérer ce chèque auquel personne ne croit. Rassurez-vous… c’est une comédie !


 Le point de vue de Céline Soulodre :

Comme un certain nombre de ses contemporains qui refusent de jouer le jeu de l’industrie hollywoodienne, Payne oscille entre deux formules. Associé au cinéma indépendant américain, il ne serait pas assez « auteur » pour quelques critiques qui lui reprochant son succès public, le snobent injustement.
Certes, la filmographie de Payne peut paraître assez éclectique et en cela ne lui facilite pas la tâche. Pourtant nul doute, que se dégagent de son oeuvre une unité thématique et une tonalité qui lui sont propres et s’expriment autant dans sa mise en scène et sa direction d’acteurs que dans
les sujets abordés.
Dans Nebraska encore, la femme représente une figure forte (comme elle l’était dans ses précédents films) mais Alexander Payne poursuit son exploration des hommes et de leur image contemporaine, notamment au travers des crises qu’ils peuvent affronter.
Un beau film, au sens propre, comme au figuré : une image soignée, des personnages attachants interprétés avec finesse, un humour percutant… bref, Nebraska décline le road movie sur un mode qui, à n’en pas douter, réjouira ses spectateurs !
Céline Soulodre



mardi 2 janvier 2018

L'architecte Oscar Niemeyer ( 1907-2012 )


Conférence du mardi 30 janvier 2018

présentée par Jacqueline Duroc





Brasilia: la cathédrale


Présentation de la conférence :


Oscar Niemeyer a doté Brasilia d’un ensemble de bâtiments spectaculaires sur la place des Trois Pouvoirs : le Tribunal suprême fédéral, le Congrès national du Brésil et le palais du Planalto. Inaugurée en 1970, la cathédrale de Brasilia est un édifice de béton et de verre, à l’allure futuriste, d’une luminosité extraordinaire. En France, Niemeyer est l’auteur du siège du Parti communiste à Paris et du « Volcan » au Havre. Cet architecte de renommée mondiale est aussi l’auteur de plusieurs bâtiments culturels au Brésil, en Italie, en Espagne. Ses réalisations d’un modernisme épuré, expriment son amour des courbes.


La conférencière

Docteur en histoire de l'Art, conférencière et chargée de cours ?Jacqueline Duroc est aussi auteur de livres d'Art ( 18  livres sur la peinture en Bretagne )
 Elle est sociétaire de la Société des Gens de Lettres. Elle intervient régulièrement à l 'UIA toujours avec le même succès.


Elizabeth Ier, coeur de roi corps de reine


Conférence du mardi 23 janvier 2018
présentée par Fabrice Abbad







Elizabeth Ier Damley portrait 1575


Présentation de la conférence :

Henri IV aurait dit, parlant de sa contemporaine, Élisabeth d’Angleterre : « Quel roi que cette femme ! ». Une phrase courte qui en dit long. En effet, tant de questionnements se bousculent pour appréhender la personnalité exceptionnelle de la Virgin Queen. « Bessie », « Gloriana », « Cynthia » … est restée, pour les Anglais, « Mother of England and sweete nurse of all » pour reprendre, dans son langage, un célèbre universitaire d’Oxford. Une femme chef d’État, assumant totalement son genre, solidement ancrée dans sa mission royale, convaincue de sa légitimité et de la protection divine. Comment tous ces profils ont pu dessiner un « corps de reine » et faire battre un « cœur de roi » ?
Le conférencier
Fabrice Abbad est professeur agrégé d'histoire, il a enseigné en classe  préparatoire au lycée G. Guist'hau .Il a donné l'an dernier une conférence pour l'UIA sur Clovis